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Malaria

Le paludisme, également appelé «malaria», est la maladie parasitaire la plus répandue au monde puisqu’elle touche de 300 à 500 millions de personnes par an. Cette maladie provoque presque 1 million de décès chaque année dans le monde.

L'Afrique est le continent le plus affecté, avec 90% des décès. Les personnes les plus touchées par les formes graves sont les enfants en bas âge, les personnes peu ou pas immunes (l'immunité se développe après un contact avec le parasite) et les femmes enceintes.

La Malaria et la malnutrition travaillent main dans la main, car les enfants souffrant de malnutrition sont vulnérables face au parasite, et le paludisme réduit l'appétit. Ce petit enfant reçoit de la nourriture thérapeutique pendant la campagne de Médecins Sans Frontières contre la malaria au Niger © KRISHAN Cheyenne/MSF. Niger, 2015.
Ce petit enfant reçoit de la nourriture thérapeutique pendant la campagne de Médecins Sans Frontières contre la malaria  © KRISHAN Cheyenne/MSF. Niger, 2015.  

Causé par quatre espèces de parasite Plasmodium, le paludisme se transmet par des moustiques femelles infectés. Le parasite s’installe dans le foie où il se multiplie et s’attaque aux globules rouges de l’hôte. Les symptômes sont nombreux allant de la fièvre, aux maux de tête, douleurs articulaires, vomissements, convulsions et coma. Le paludisme causé par le parasite Plasmodium falciparum peut évoluer vers un paludisme grave qui peut être mortel en l’absence de traitement.

L'IMPORTANCE D'UN DÉPISTAGE RAPIDE

Les premiers symptômes du paludisme apparaissent 9 à 14 jours après la piqûre. Auparavant, le paludisme était généralement diagnostiqué sur la seule base des symptômes cliniques. Comme ceux-ci sont similaires aux symptômes d’autres maladies, de nombreux patients n’étant pas infectés par le parasite étaient traités contre le paludisme.

Aujourd’hui, un diagnostic précis, rapide et qui ne nécessite pas de laboratoire est possible grâce aux tests rapides. Il suffit de poser une goutte de sang sur une bandelette avec un réactif qui colore si le test est positif.

Utiliser le test rapide pour confirmer le paludisme est important pour plusieurs raisons: 

  • Un diagnostic précoce permet d’éviter l’évolution de la maladie vers une forme grave qui entraînera la mort dans près de 30% des cas. 
  • cela permet de ne traiter que les patients réellement atteints de paludisme et limite l’apparition de résistance aux médicaments. 
  • Quant aux malades présentant un test négatif, ils pourront recevoir un traitement approprié à la maladie qui est à la base de leur symptômes.
Un infirmière du ministère de la santé réalise un test de dépistage de la malaria
Un infirmière du ministère de la Santé réalise un test de dépistage de la malaria 

DE NOUVEAUX MÉDICAMENTS POUR COMBATTRE LE PALUDISME

La chloroquine a jadis été le traitement principal en raison de son prix, de son efficacité et du fait qu’elle entraîne peu d’effets secondaires. Toutefois, son efficacité a nettement diminué ces dernières décennies en raison de la résistance du parasite à la chloroquine.

LA LUTTE DE MSF CONTRE LE PALUDISME

Les recherches de MSF sur le terrain ont contribué à prouver que la polythérapie à base d’artémisinine (ACT) est actuellement la plus efficace contre le Plasmodium falciparum. MSF a également pressé les gouvernements d’Afrique de modifier leurs protocoles de traitement en faveur de l’ACT.
Bien que tous les gouvernements aient opéré le changement par écrit, dans bien des cas, le médicament n’est toujours pas disponible pour la majorité des patients. L'accès à des médicaments efficaces pour les pays en voie de développement pourra éviter une progression fatale et diminuer la mortalité effroyable de cette maladie.

Depuis 2003, MSF utilise systématiquement les ACT pour ses patients atteints du paludisme, qui est la pathologie que nous rencontrons le plus fréquemment dans nos programmes en Afrique. MSF a soigné plus de 2 229 200 patients souffrant du paludisme en 2015.